vendredi 23 septembre 2016

Blacklistée

Auteure : Cole Gibsen
Éditeur : Hugo Roman
Collection : New Way
Parution : 8 octobre 2015
Pages : 336
EAN-13 : 9782755622393

En apparence, Regan a tout ce dont on peut rêver. Jusqu'au jour où tous ses messages privés sont placardés sur les murs du lycée. En une seconde, elle passe du statut de princesse à celui de véritable paria. De cette chute, personne ne ressortira indemne...
En apparence, Regan Flay a tout ce dont on peut rêver. A 17 ans, elle est populaire, étudie dans l'un des meilleurs lycées du monde, et ses parents ont les moyens de satisfaire le moindre de ses souhaits.

Mais sa vie bascule le jour où, en arrivant en cours, Regan découvre ses textos et messages privés Facebook placardés sur les murs du lycée. Vacheries, mensonges, insultes, manipulations : tout est là, exposé aux yeux de chacun. En une seconde, elle passe du statut de princesse à celui de véritable paria. Ses amis lui tournent le dos, et les autres élèves du lycée commencent à lui faire vivre un véritable enfer.


Mon avis



En septembre, Virginie m’a choisi « Blacklistée » dans ma PAL, et comme elle le possédait également, on s’est dit que la lecture commune serait parfaite ! Je l’ai dévoré pour ma part (5 heures de train aidant fortement). Ce roman traite du harcèlement scolaire de manière plutôt inhabituelle, malgré quelques ficelles déjà vues, et donc rapidement détectables.

Cole Gibsen traite son sujet de manière assez originale, choisissant de prendre comme protagoniste une harceleuse qui va du jour au lendemain tomber de son piédestal. L’auteure nous invite, au début du roman, dans le quotidien de Regan, adolescente classique des États-Unis. Apparence classique et parfaite, qui cache en réalité bien des malaises. Chercher les failles des autres est une priorité chez elle, pour toujours avoir un coup d’avance si on décidait de s’en prendre à elle. Après avoir aperçu une journée type dans la peau de la jeune fille, l’auteure renverse la vapeur, en destituant son personnage et en la faisant passer du côté de la harcelée.
Cole Gibsen ne choisit pas la facilité. Son roman est rythmé, sans avoir besoin d’utiliser mille dialogues. Les émotions et situations sont décrites avec beaucoup de justesse. Sa construction est intelligente, même si la révélation de l’intrigue n’est pas révolutionnaire.


Le personnage de Regan m’a beaucoup plu. Même déjà dans son rôle d'harceleuse, et je vous arrête tout de suite : oui, la harceleuse m’a touchée, même lorsqu’elle mène la vie dure aux autres. Que je m’explique. Regan ne nous est pas toujours présentée sous son image de façade. Nous, lecteurs, pouvons la découvrir directement avec sa vraie personnalité. On connaît dès le départ beaucoup de ses faiblesses. Ce qui ne lui donne pas d’excuse pour ce qu’elle fait aux autres, mais on se sent automatiquement plus proches d’elle. Sa destitution est violente et va engendrer beaucoup de nouvelles choses pour la jeune fille. Bonnes comme mauvaises. Bon, je ne dis pas que le harcèlement peut être une bonne chose pour certains, personne ne mérite ce traitement, même quand il l’a fait subir (et même si des harcelés rêveraient de voir leurs bourreaux vivre leurs cauchemars, je sais bien). Petit à petit, Regan va comprendre beaucoup de choses, sur le fonctionnement des autres, et leurs façades.
Dans le rôle du garçon (il y a toujours un garçon… cliché bonjour !), nous retrouvons Nolan, le frère de la meilleure amie de Regan. Nolan est un personnage sympathique, mais pas exceptionnel. Il a l’avantage d’être réaliste, plutôt classique et pas (comme toujours) le beau, mystérieux jeune homme qui va venir à la rescousse de la (pauvre) jeune fille. Leur relation va d’ailleurs être très difficile à mettre en place, Regan n’appréciant tout bonnement pas Nolan. La fin m’a d’ailleurs beaucoup plu sur ce point. Car on voyait venir le cliché à des kilomètres… eh non !

Le reste de l’intrigue n’est pas folle, mais intéressant. On veut forcément savoir qui a bien pu mettre Regan plus bas que terre. La révélation est courue d’avance quand on avance dans le roman. Mais c’est bien fait, et les nuances de l’intrigue sont prenantes. On retrouve tout de même le côté un peu mielleux à certains points. Pour ne citer que celui-ci, le passage dans les toilettes de l’école, où Regan ne souhaitant pas être réconfortée, va tout de même « craquer » dans les bras de quelqu’un. Moui… VU ET REVU !

En conclusion, une bonne lecture, qui se dévore une fois commencée. J’ai apprécié l’originalité du schéma traditionnel qu’on peut retrouver dans les romans traitant de ce sujet. Mais je souligne quelques clichés et choses courues d’avance.
 

mardi 20 septembre 2016

Le goût du bonheur, tome 1 : Gabrielle

Auteure : Marie Laberge
Éditeur : Pocket
Collection : Best
Parution : 5 avril 2007
Pages : 877
EAN-13 : 9782266167604

Réunis dans leur résidence estivale de l'île d'Orléans, non loin de Québec, les Miller et leurs six enfants offrent l'image de l'harmonie et de l'aisance. La crise des années trente les a épargnés. Chez eux, le goût du bonheur l'emporte sur les conventions et les préjugés d'une société paroissiale et étouffante. Comblée par un mari intelligent et sensuel, Gabrielle aspire à encore plus de liberté, prête à la révolte. La tendre et violente Adélaïde, sa fille, est déchirée entre sa tendresse pour le jeune Florent et sa passion pour l'Irlandais Nic McNally.
Partout, alors que la rumeur de la guerre enfle en Europe, s'annoncent des orages du coeur, des menaces, des trahisons, la maladie. Mais rien ne semble pouvoir briser le courage et l'énergie vitale des Miller.


Mon avis


Cette trilogie me narguait depuis un bout de temps. Ces gros volumes ne me faisaient pas peur, et j’avais hâte de découvrir cette merveilleuse saga. Et « merveilleux » est un mot bien faible. Marie Laberge nous offre une magnifique fresque familiale ! Rien qu’à travers ce premier tome, on ressort conquis de notre lecture. Je n’ai qu’une hâte, vite découvrir la suite.

Si au début, les quelques mots québécois m’ont un peu perdu, ils m’auront finalement rappelé mes vacances dans ce merveilleux pays. Marie Laberge situe son intrigue sur une petite île proche de Québec et à Québec même. La visualisation était donc évidente pour moi, et ça a sûrement rendu ma lecture encore plus magique.
Les premières pages sont peut-être un peu lentes. On voit l’épaisseur de cette brique, et les lenteurs du début nous motivent moyennement. Mais finalement, on se surprend à ne plus pouvoir lâcher le quotidien de la famille Miller. L’auteure, avec son style, nous inonde de merveilleuses descriptions, des intérieurs, aux robes en passant par les états d’âme et les personnalités.

Gabrielle, le personnage « central » de ce premier tome, est une femme admirable. Nous commençons à la suivre à partir des années 1930. Elle est la plus jeune de trois sœurs, et est certainement la moins conventionnelle. Mariée à Edward, un homme que le père de Gabrielle n’approuvait pas, elle file le parfait amour depuis bientôt 10 ans. Ce couple est merveilleux. Alors que dans ces années, les hommes n’attendent de leur femme qu’obéissance et éducation des enfants, Edward est un homme moderne, à l’écoute et surtout, amoureux de sa femme. Dans ces années-là, Gabrielle découvre un monde nouveau, celui des suffragettes, ces femmes se battant pour leurs droits. Alors qu’elle a été élevée dans la tradition de la femme soumise, Gabrielle comprend que les femmes peuvent, en réalité, faire bien plus que « juste » écouter leur mari. On ressent souvent le doute et le tiraillement en elle. D’un côté, elle veut faire plus, s’émanciper et exiger des droits. Et d’un autre, elle réprimande ce qu’elle ne connaît pas. Cela fait d’elle un personnage très réaliste, combatif, mais pas rebelle ! Plus le roman avance, et plus elle comprend quelles sont ses armes. Et elle va parfaitement les utiliser, quitte à faire des erreurs. Car à côté de son couple, elle doit également jongler avec les caractères forts de ses deux sœurs, et ses cinq enfants tous si différents.
À commencer par Adélaïde, la plus grande. On découvre Adélaïde à ses 7 ans, et nous allons la voir grandir plus rapidement que prévu dans ce volume. Je me suis immédiatement attachée à cette petite fille vive et pleine d’esprit. Elle devient un merveilleux mélange entre sa mère et son père. Son statut d’enfant lui excuse beaucoup de choses, et quand une critique sort de sa bouche, on sourit avant d’être choqué.

Ce roman possède toute une palette de personnages incroyables ! Que ce soit Isabelle, la nièce de Gabrielle, qui est trop longtemps laissée au second plan, dans l’ombre de sa sœur, mais qui possède un cœur énorme. Ou Germaine, la sœur de Gabrielle, célibataire et vieille fille, aux idées bien arrêtées, mais qui ne cache pas son plaisir à partager certains moments piquants avec sa sœur et son beau-frère. Le jeune et adorable Florent, qui manque simplement de chance dans la vie, mais qui ne cessera jamais d’y croire et de s’accrocher à Adélaïde, qui l’a pris sous son aile. Et enfin Nic… Nic McNally. Puissant ami d’Edward, son rôle est primordial. Je suis encore mitigée à son sujet. J’attends avec impatience son évolution dans la suite.

Ce roman est une véritable pépite ! Je suis heureuse de l’avoir lu à mon rythme, et pour le coup, lentement. Plus de deux semaines pour le terminer, mais c’étaient deux semaines rythmées par les questionnements des personnages de ce roman. Un véritable plaisir. Je pense attendre de connaître la fin de la saga, avant d’attribuer le fameux coup de cœur ou non. Mais ce qui est sûr, c’est que ce premier tome s’engage fortement sur cette voie.

vendredi 9 septembre 2016

Bilan de vie et de bibliothèque d'août 2016

Nous balader en vieille ville, et apprécier le moment présent. Masteriser ma journée en faisant pleins de choses ! Rire devant la mine dépitée de ma meilleure amie qui a mangé une crêpe... pomme/jambon. Prendre le temps de voir ceux qu'on aime. Lire jusqu'à ce que mes yeux se ferment tout seul. Voir sa journée prendre un tout autre tournant, grâce à des chats! Jeter un premier coup d'oeil à la rentrée littéraire, ça sent bon l'automne. Manger en amoureux, à l'improviste. Tourner spontanément une vidéo, et en être contente du premier coup. Rire toute la soirée grâce au live d'Emilie, la communauté LPSTube nous aura beaucoup distraits. Repeindre une petite table, prendre le temps et le courage de faire des petites choses moi-même. Voir PikitiBouquine chez Anaïs, trop court instant mais génial ! Revoir une amie importante après 6 mois de silence. Annoncer la bonne et grande nouvelle, officiellement. Starbucks imprévu, toujours une bonne idée. Me faire masser mes jambes lourdes. Recevoir l'annonce du retour du Pumpkin Spice Latte ! Revoir mon petit bout sur grand écran, tout en le sentant bouger. Ne pas participer au Week-end à 1'000, et savourer tranquillement "Le goût du bonheur". 

Quand je vois août arriver, je me dis que l'été est bientôt terminé, et que l'automne sera de nouveau de retour. Il y a eu beaucoup de belles choses durant ce mois. De belles lectures, des retrouvailles et des moments pleins d'émotions. 

MES LECTURES



Livres chroniqués :

Septembre est là. 
Les premiers signes de l'automne également!  


lundi 5 septembre 2016

Book Haul d’août 2016

Mon challenge 0 achat s'achève, et a été relevé haut la main ! J'en suis la première heureuse. Mais là j'avoue qu'en septembre je risque de me faire un peu plaisir quand même. Acheter des livres pour soi c'est tout de même différent que d'en recevoir. On choisit son livre, avec soin, on sait qu'il va devoir être spécial pour nous, pour nous plaire sur la durée. Du coup les partenariats vont peu à peu s’essouffler, je remarque qu'on m'a "rangé" dans une catégorie de bloggeuse et booktubeuse Young Adult que je ne suis pas, et du coup... les propositions sont souvent les mêmes. Finalement, je préfère choisir mes livres par moi-même et aimer choisir ces livres. Certainement que des fois un éditeur visera juste, et je me ferais un plaisir d'accepter sa demande. Rien n'est jamais gravé dans le marbre. 

Je remercie grandement les personnes qui ont pensé à moi durant ce merveilleux mois d'août, ainsi que les éditeurs qui m'ont fait confiance. 





EN VIDÉO 

mardi 30 août 2016

A comme association, tome 6 : Ce qui dort dans la nuit

Auteur : Erik L'Homme
Éditeur : Gallimard jeunesse / Rageot
Collection : -
Parution : 13 octobre 2011
Pages : 203
EAN-13 : 9782070642076


Prénom Jasper
Age 15 ans
Description grand, maigre, peau blafarde et yeux charbon
Profession Agent stagiaire à l'Association et lycéen (à ses heures perdues)
Signes particuliers pratique la magie et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval
Aime les mauvais jeux de mots, Donjons et Dragons, l'Agent stagiaire Ombe
Mission traquer un dangereux chamane et voler au secours d'une demoiselle en détresse


Mon avis



Peut contenir des spoils sur les tomes précédents de la saga. Pour voir mes précédents avis, rendez-vous au sommaire

WHAT ?! OK, pardon, hum. Je reprends… Aujourd’hui, nous allons parler du 6e tome de la saga A comme Association. Saga toute particulière, commencée à quatre mains, achevée à deux. Le duo Bottero/L’Homme a malheureusement dû se séparer sur cette histoire, après la mort de Pierre Bottero. Du coup, avec mes histoires de « je dois faire le deuil d’un de mes auteurs favoris, bla bla bla » dont je vous rabâche les oreilles dès qu’il s’agit de Pierre Bottero, j’avais gentiment repris la saga avec le tome 5 l’an dernier (la fin du 4 étant tellement symbolique que j’ai eu besoin de temps pour m’en remettre).

Dans le tome 5, Jasper, un peu énervé qu’on ait tué sa partenaire Ombe, décide de tout casser autour de lui. Il s’en remet, et va ici partir en mission, sans vraiment y être convié. Mais un sorcier qui recherche son patron et des rêves étranges ne vont pas vraiment lui laisser le choix.
Alors, je ne suis pas non plus née de la dernière pluie, donc l’histoire des rêves, je vois assez vers quoi ça va nous conduire dans la suite et fin. Mais c’est bien foutu, on a envie d’en savoir plus, et surtout on se demande comment cela est possible !

Le point fort de ce tome, et de toute la saga d’ailleurs, c’est l’humour de Jasper. Parce que ce tome 6 patauge un peu niveau intrigue et avancée dans l’histoire. Mais Jasper est comme à son habitude un personnage tellement attachant et drôle ! Son humour, c’est moi en mec. Voilà. Je pense que si j’avais été un garçon, j’aurais été un modèle comme Jasper. Et mine de rien, il cache bien son jeu derrière quelques blagues, mais c’est un agent puissant, qui nous réserve certainement un final en apothéose.

L’intrigue, comme je le disais, n’est pas des plus palpitantes. Il y a bien quelques interrogations sympa qui font qu’on avance rapidement, mais l’action en elle-même est assez basique. Je dirais que tout ça sert surtout à mettre en place le final, ET les rêves étranges de Jasper. Ce sont finalement ces derniers qui nous intéressent le plus durant toute notre lecture. Limite, la filature de base nous passe un peu au-dessus.

Petit challenge personnel : je me dis que je termine la saga cette année. Encore 2 tomes, je ne me mouille pas trop, je crois.

lundi 29 août 2016

L'histoire d'Helen Keller

Auteure : Lorena A. Hickok
Éditeur : Pocket jeunesse
Collection : C'est ça la vie
Parution : 10 octobre 1998
Pages : 200
EAN-13 : 9782266086622


Quel avenir peut avoir une petite fille de six ans, aveugle, sourde et muette ? Les parents d'Helen sont désespérés jusqu'au jour où Ann Sullivan arrive chez eux pour tenter d'aider Helen à sortir de sa prison sans mots, ni couleurs ni sons. Les premiers échanges sont houleux, mais la persévérance d'Ann, l'intelligence et le désir d'apprendre d'Helen parviennent à vaincre l'impossible.


Mon avis



Cette couverture orange (pas la même que le visuel trouvé) ne me disait rien qui vaille. J’étais réticente face à cette histoire. J’avoue, j’avais peur de m’ennuyer, de passer des heures sur un texte qui se lamente sur le sort d’Helen Keller, une petite fille sourde, muette et aveugle. Alors forcément, je ne peux ressortir que surprise, en bien, de ma lecture, vu qu’on n’est pas du tout sur un texte larmoyant. Que du contraire !

On se prend un sacré coup dans le ventre avec cette lecture. Je devais m’arrêter régulièrement pour faire part de mes états d’âme, je ne croyais tout simplement pas ce que je lisais. C’était trop fou ! Helen Keller, victime d’un syndrome à l’âge de 2 ans, est condamnée à vivre dans le noir et le silence complet. Sourde, muette et aveugle, personne ne la comprend, et elle ne peut se faire comprendre de personne. Nous sommes dans les années 1880, et les parents de l’enfant ne savent plus quoi faire. Arrive alors Ann, le messie de cette histoire. Ann va apprendre à Helen comment communiquer, mais également comment « voir » avec ses mains.
Les scènes d’apprentissage d’Helen sont pleines d’espoir, mais quand le déclic arrive, c’est autant libérateur pour elle, que pour nous. Alors que tout le monde la pensait perdue à jamais, là voilà prête à conquérir le monde du bout des doigts !

Le récit est construit pour des jeunes lecteurs (à partir de 10 ans), ce qui rythme bien l’histoire. On avance très rapidement, les années passent vite, et les progrès d’Helen sont flagrants. Je ne suis pas encore sûre de vouloir regarder le film qui s’inspire de l’histoire de cette femme remarquable, mais ce qui est sûr, c’est que ce livre m’aura ouvert les yeux.
Combien de fois ai-je terminé mes journées, ou parfois même pas encore commencé, que je me démotive pour tout ? Alors que j’ai tous mes 5 sens, que la vie n’est pas plus dure envers moi qu’envers d’autres. Et bien croyez-moi, de lire l’histoire d’Helen vous remet tout de suite les pendules à l’heure. On se secoue un peu, et on se dit que rien n’est impossible ! Une très belle leçon de vie. 
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