dimanche 3 décembre 2017

Concours calendrier de l'avent

CONCOURS DE NOËL 

PREMIERS LOTS DU DIMANCHE 10 DÉCEMBRE : EN COURS


Le compte à rebours a commencé ! Noël approche, et pour vous remercier d'être toujours plus nombreux à me suivre, je lance cette année mon premier calendrier de l'avent. 
Durant les quatre dimanches de l'avent, vous pourrez tenter de remporter l'un des 8 livres que j'ai trouvé pour vous, en seconde main. Le livre d'occasion est important pour moi. C'est l'envie de transmettre plus loin, un livre qu'on a laissé de côté. 

Chaque dimanche à 15h, retrouvez deux nouveaux concours. Ils dureront 7 jours, jusqu'au prochain dimanche, où ils se feront remplacer par les lots suivants. Les conditions de participation seront toujours clairement indiquées dans les formulaires, lisez les bien et que la chance soit avec vous !




  • Pour tenter de gagner Un jour de David Nicholls, cliquez sur ce lien pour accéder au Google Forms
  • Pour tenter de gagner Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie Flagg, cliquez sur ce lien pour accéder au Google Forms.


Vous faire plaisir me tiens à coeur. 



dimanche 12 novembre 2017

Challenge Cold Winter 2017

Chaque année je vous ressors le même blabla autour du challenge. Allons à l'essentiel cette fois. Le Cold Winter est un challenge qui fête sa 6ème édition. Depuis 2012 la bloggeuse Antonine nous propose de nous préparer une petite pile à lire pour tenir durant 2 mois de froid. Le thème ? Le froid, Noël, l'hiver, etc... mais rien n'est figé (dans la glace) chacun met ce qu'il veut dans sa PAL. Dans vos choix de lectures il sera par contre demandé d'intégrer un titre qui correspond à un des 4 menus proposés. 



Les menus 


  • La magie de Noël : lire un livre en lien avec cette fête (de près ou de loin)
  • Flocons magiques : lire un livre du genre fantasy, fantastique...bref magique, mais pas forcément en lien avec Noël ou l'hiver. 
  • Marcher dans la neige : lire un livre de natur writing, de littérature de voyage
  • Stalactites ensanglantées : lire un polar/thriller qui se passe durant l'hiver, où durant une période froide
Le but est de choisir 1 menu minimum et de remplir la condition de lecture du menu choisi. Ou de choisir plusieurs menus. Pour le reste de votre PAL vous êtes totalement libre (froid ou pas, Noël ou pas). 

Où et quand ? 

On se cale sous les couvertures du 1er décembre au 31 janvier (après faut retourner bosser).
Pour participer, rien de plus simple : participez. Que ce soit dans votre coin, en partageant sur le groupe Facebook, sur les réseaux sociaux avec le #coldwinterchallenge, sur votre blog ou en vidéo. Le but c'est de se faire plaisir durant deux mois, d'aimer nos lectures, de partager et de découvrir. 

Ma pile à lire

Je pars sur cette base de pile, mais il y a de fortes chances pour qu'elle bouge un peu durant le challenge. 

  • Un hiver long et rude de Mary Lawson
  • La ferme des Neshov d'Anne B. Ragde
  • L'héritage impossible d'Anne B. Rgade
  • Le rossignol de Val-Jalbert de Marie-Bernadette Dupuy
  • Les soupirs du vent de Marie-Bernadette Dupuy
  • Les Noëls blancs de Christian Signol
  • L'hiver aux trousses de Cédric Gras
  • Les plus belles histoires vraies de Noël de Marc Pasteger
  • Ceci n'est pas qu'une comédie romantique de Julie Grêde
  • L'étrange hôtel de Secret's Hill de Kate Milford
  • Désespérément d'Heather Webber
  • Fangirl de Rainbow Rowell (VO/Relecture)

Je pars sur moins que l'an dernier, et j'avais réussi. Donc bon! faisable quoi. 

samedi 11 novembre 2017

Les bannis et les proscrits, tome 1 : Le feu de la sor'cière

Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l'espoir de préserver le bien.
Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps.
Mais avant qu'elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s'emparer de la magie embryonnaire qu'elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible... mais aussi vers la compagnie d'alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.


Mon avis

Toujours dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, j’ai enfin craqué pour la série de sorcières par excellence, celle dont beaucoup de lecteurs vantent les mérites : Les bannis et les proscrits ! Forcément, j’avais beaucoup d’attentes, suite à tous ces éloges. Je suis heureuse de pouvoir constater que je n’ai pas été déçue de ma lecture.

James Clemens n’y va pas avec le dos de la cuillère et nous catapulte dans un univers fantasy très sombre, où bien des siècles auparavant un énième dictateur décide de prendre le pouvoir sur le monde. Il y arrive, mais n’empêche pas plusieurs personnages de protéger quelque chose de très spécial et qui pourrait nuire à son règne. Des centaines d’années ont passé quand nous rencontrons Elena, une jeune fille issue d’une famille de paysans, qui mène une vie simple. Mais le jour de ses premières menstruations, c’est toute sa vie qui va changer. Brutalement. Je répète : l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère. Elena va en baver, et tout ça, en moins de 24 h.
Un point que j’ai trouvé très différent comparé à d’autres séries fantasy, c’est que ce premier tome avance vite et lentement à la fois. Vite dans le sens où les premières révélations nous parviennent avant la fin du troisième tome, et que les événements s’enchaînent sans réel temps mort. Et si temps mort il y a, c’est pour laisser souffler les personnages un moment, et avoir des explications de la part d’un autre sur la situation. Lentement, dans le sens où l’action du premier tome se déroule sur 24 h-48 h. Le temps s’écoule donc lentement alors que nos personnages vont vivre beaucoup d’aventures.

Elena est un personnage attachant. Elle a forcément le rôle de personnage miroir dans ce premier volume, vu qu’elle ne connaît rien à la sorcellerie. Son rôle va beaucoup évoluer en peu de temps, et son adaptation au changement va être réaliste. C’est-à-dire beaucoup de déni, de colère et de peur. Soit des émotions normales, pour toute personne soudainement propulsée dans une autre vie. Sa condition va apporter quelques réponses aux autres personnages, ainsi qu’au lecteur, et j’ai apprécié cette mise en lumière progressive. Ça nous évite d’avoir toutes les révélations à la fin de l’histoire, ou au début du second tome.
Pour les autres personnages, il faut s’accrocher un peu, car ils sont nombreux. On peut vite avoir la sensation de se retrouver en plein épisode du Donjon de Naheulbeuk ; l’ogre, le métamorphe, l’homme des montagnes, la nymphe, l’el’fe et le chevalier. Une jolie bande pour accompagner notre novice en magie. Pas de réel grand intérêt pour l’un d’eux de mon côté. J’ai su apprécier les boutades de Kral, l’homme des montagnes, ainsi que la solitude de Tol’chuk, l’ogre. Les autres doivent encore faire leurs preuves.

Un univers rudement bien construit, dès les premières lignes. Voilà ce que je retiens surtout de mon entrée dans le monde des Bannis et des proscrits. Le monde est rôdé, les ficelles sont tirées, et l’auteur n’a plus qu’à balader son lecteur. On voit peu d’endroits dans ce premier tome, comme je disais plus haut, l’action se déroulant sur peu de temps, les personnages font beaucoup de choses, au même endroit. J’ai hâte de voir la carte s’étendre dans la suite, et découvrir les autres territoires et obstacles qui attendent toute cette joyeuse clique.
Les rencontres entre les personnages sont aussi intéressantes. On va avoir beaucoup de petits clans au départ, pour que finalement tout le monde se croise et se rejoigne.

Un premier tome très convaincant, qui aura su me satisfaire niveau intrigue et révélations. J’attends de la suite de mieux pouvoir m’attacher aux personnages.


Auteur : James Clemens
Editeur : Milady
Collection : Poche Fantasy
Parution : 6 novembre 2009
Pages : 535
EAN-13 : 9782811200404


mercredi 8 novembre 2017

A little something different

De leur professeur d'écriture créative à la barmaid du Starbucks du coin de la rue... De leurs camarades de lycée au livreur du restaurant chinois... jusqu'à l'écureuil du parc. Tous savent que Lea et Gabe devraient être ensemble !
Malheureusement, Lea est une timide maladive et Gabe un jeune homme bien mystérieux. Pourtant, il se passe vraiment quelque chose de spécial entre ces deux-là, tout le monde le voit. Lisez un peu, vous serez forcément d'accord...


Mon avis

Cette couverture… elle me fait rêver depuis que je l’ai vue. Elle donne le ton du roman, donc si vous n’êtes pas prêts pour une petite romance toute douce et mielleuse, passez votre chemin.

Dans l’un des menus du Pumpkin Autumn Challenge, il y avait « lire une romance » et parmi ceux de ma pile à lire, celui-ci était le plus adapté. Et qu’est-ce que j’ai bien fait ! C’est une lecture très réconfortante pour la saison. Elle entre directement dans mes lectures doudous.
Lu en anglais, je peux vous assurer que c’est un niveau très simple. Le lire en VO m’aura certainement évité de le trouver trop niais. La grande innovation de ce roman réside dans les différents points de vue utilisés. On ne se retrouve jamais dans la tête des deux personnages principaux, Léa et Gabe. L’autrice nous fait voir leur histoire par 14 personnages autour d’eux. Sans ça, ce livre aurait été un peu plat. Sandy Hall jongle entre ses différents personnages, et apporte beaucoup de nuances à une histoire d’amour toute simple.

Léa est timide, et aime beaucoup Gabe. Gabe est encore plus timide, et aime beaucoup Léa. Ils sont faits l’un pour l’autre, partagent les mêmes références, la même passion pour l’écriture et les plats chinois. Le souci, c’est qu’ils n’osent pas s’aborder. Ce sont donc les gens autour d’eux qui vont tenter de faire bouger les choses. Leurs amis, mais aussi le conducteur de bus, la barista de chez Starbucks, la serveuse du diner du coin et le livreur de plats chinois. Même le banc devant l’université et un petit écureuil s’y mettent.
Des personnages un peu clichés, mais affectueux. L’histoire prend son temps, tout comme les personnages. Léa et Gabe auraient mille occasions pour apprendre à se connaître, le lecteur va devoir prendre son mal en patience, car les deux tourtereaux ne sont pas pressés. L’autrice met donc en scène des situations drôles et typiques des journées et soirées des universitaires américains, pile comme on se les imagine.

Si vous recherchez une lecture détente, sans prise de tête, avec de multiples références à des séries des années ’90, des personnages drôles, mais un peu niais, cette petite lecture est idéale ! J’ai passé un excellent moment avec eux. Leurs histoires m’ont attendrie et fait beaucoup de bien. Il y a aussi de jolis messages, comme la confiance qu’on doit avoir en l’autre.


Autrice : Sandy Hall
Editeur : Swoon Reads
Collection : -
Parution : 26 août 2014
Pages : 272
EAN-13 : 9781250061775


samedi 4 novembre 2017

Un palais d'épines et de roses

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et pourquoi lui et sa cour se cachent-ils derrière des masques ? Quel est le mal qui ronge son royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
À l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ? Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.


Mon avis

Livre enfin lu pour le club des Moldus de lecture ! D’emblée, je n’étais pas emballée par ce roman. Jess me l’avait offert en VO il y a un moment pour l’un de mes anniversaires, et j’aurais peut-être dû le lire à ce moment-là. Là, je n’avais plus vraiment le choix, la majorité l’ayant emporté.

Quand on commence un livre sans rien en attendre, on peut difficilement en être encore plus déçue. Je m’attendais à ne pas aimer. Je ne vais pas dire que j’ai été conquise, mais ça a été moins pire que ce que je pensais. Je l’ai lu en alternant la VO et la VF, et une fois passé le chapitre 10, on entre vivement dans l’histoire et elle avance bien. Quelques creux par-ci par-là, mais il y a de l’action. Je ne vois pas l’intérêt d’une suite par contre, la fin de ce tome se suffisant à elle-même.
Je l’ai commencé en grinçant des dents, car l’autrice s’attaque à une réécriture de mon conte et de mon histoire d’amour préférée : la Belle et la Bête. Alors oui, avec une histoire qui de base fait partie de mes favorites, je suis sévère.

Feyre chasse pour nourrir sa famille. Son père a fait faillite et la famille est sur la paille. Alors qu’elle s’apprête à tuer une biche, elle tue également un gigantesque loup. Un Fae. Pour ce crime, Feyre est emmenée à la cour du Printemps, où vit Tamlin, un grand seigneur masqué. Feyre est bien sûr la Belle et Tamlin la Bête. Et les masques de toute la cour du Printemps représentent la malédiction à briser.

Les personnages m’ont plu, dans leur globalité. J’ai beaucoup aimé leurs histoires, Sarah Maas les fouille bien et leur apporte beaucoup de nuances. Lucien remporte la palme de mes favoris. Il incarne à merveille un mélange entre Lumière et Big Ben. À la fois sage, légèrement taquin, mais aussi sévère, il apporte la balance parfaite entre Feyre et Tamlin. En plus, il vient de la cour de l’Automne, il ne m’en fallait pas plus. Ah si, son masque fait penser à un renard. Tu l’as ? C’est bien. Tamlin est charmant, mais un peu cliché. Beau comme un dieu, on ne va pas dire que le fait qu’il ait un demi-masque sur le visage empêche de bien le voir. Il n’est pas transformé en bête non plus, ce qui s’avère bien pratique pour l’aspect « il faut se faire aimer en retour ». Il a le sens du sacrifice, mais est parfois un peu moue du genou. Toutefois, j’avoue que je l’ai pas mal apprécié. Feyre n’est pas le stéréotype des personnages féminins habituels, mais elle n’est pas non plus super novatrice. Son but premier est de s’échapper pour retrouver les siens et partir loin des Faes. Mais on n’est pas dans une réécriture de la Belle et la Bête pour rien, petit à petit, elle oublie son objectif et apprécie Tamlin et les autres. Elle est combattante et acharnée, tout en gardant une certaine fragilité liée à sa famille. Finalement, je pense que j’ai préféré Nesta à Feyre. On la voit peu, et pourtant elle cache bien son jeu, bien mieux que sa sœur. Elle est pour moi plus intéressante.
Je ne dirai pas grand-chose sur la méchante, qu’on rencontre tardivement. En peu de pages l’autrice nous la présente avec de bonnes bases, mais elle reste terriblement clichée. Méchante pour être méchante, et particulièrement maligne. Je ne dirais rien sur Rhysand, car à trop en parler, je spoilerais.

A côté de ça l'univers est très bon. Sarah J. Maas utilise ce qu'elle connait déjà de son autre série Keleana. Ses mondes sont efficaces et intrigants. Avec un monde de Fae on peut aller loin, et proposer beaucoup de choses nouvelles. Explorer les mondes seraient peut-être, éventuellement une des raisons qui me ferait lire la suite. Mais même pour ça je ne pense pas me plonger dans les prochaines aventures de Feyre et les autres. 

Dans son ensemble, je dirais que ce roman est passable. Ça se lit vite et bien. Mais ce n’est pas la réécriture du siècle. Plusieurs passages m’ont fait lever les yeux au ciel. Dont un particulièrement, qui pour moi est une banalisation du harcèlement et du viol. Si c’est en effet un passage clé du Belle et la Bête de Disney, je ne l’aurais par contre pas réécrit comme ça.

La suite se passera de moi, car la fin de celui-ci me suffit.


Autrice : Sarah J. Maas
Editeur : La Martinière Jeunesse
Collection : Fiction J.
Parution : 9 février 2017
Pages : 524
EAN-13 : 9782732472300


mercredi 1 novembre 2017

Promenons-nous dans les bois

Rentré aux États-Unis après des années d'absence, le désopilant Bill Bryson a redécouvert ses concitoyens et les a décrits dans American Rigolos. Il a aussi voulu faire un retour à la nature en s'attaquant à l'Appalachian Trail, un sentier qui serpente sur 3 500 kilomètres, du Maine à la Géorgie. Pour cette aventure qui mêle histoire naturelle et histoires drôles, il s'est choisi un compagnon : son copain d'école Stephen Katz. Car mieux vaut être accompagné dans les bois, où l'on risque de croiser d'étranges créatures qui n'ont pas l'humour de l'auteur...


Mon avis

Idéal pour le Pumpkin Autumn Challenge, j’ai sorti ce livre de ma pile à lire pour partir en balade. Et à ce niveau-là, on est servi ! L’auteur, Bill Bryson, va faire passer un message à toutes ses connaissances, pour savoir si quelqu’un veut bien l’accompagner dans une longue randonnée sur l’Appalachian Trail. Les réponses seront rares, mais Stephen Katz, aussi peu préparé que Bill, veut bien se lancer dans l’aventure !

Une bonne tranche de rigolade, mais trop d’informations. Tous les passages sur leur randonnée, la préparation, leur manque d’expérience et leurs différentes rencontres sont très agréables à lire. J’ai beaucoup ri. Les deux personnages sont attachants et nous ressemblent. Je ne ferais pas la maligne sur un trail pareil. Ils sont humains, et nous le montrent. Ils abandonnent certaines parcelles, préfèrent dormir dans un vrai lit avec petit-déjeuner compris que sous une tente alors qu’un ours renifle les environs. Ils agissent des fois sans réfléchir, sous le coup de la fatigue et du ras-le-bol.
Mais à côté de ça, l’auteur utilise de longs passages pour nous décrire des faits historiques, nous donner des informations sur la faune et la flore environnantes. Et même si c’est très intéressant, au bout d’un moment, on perd le fil. Je n’avais qu’une envie, les retrouver eux, en train de souffler comme des bœufs pour essayer de gravir une énième pente. Pas forcément de connaître les forêts du trail de fond en comble.
Avec tous ces paragraphes informatifs, Promenons-nous dans les bois est une lecture à la fois de détente et d’apprentissage. L’auteur fait un joli mélange d’anecdotes et d’histoire. Son récit est immersif, et c’est principalement ce que je recherche dans une lecture Nature Writing. Si l’auteur arrive à me faire voir les forêts à travers des lignes de texte, comme si j’y étais, il a gagné. On était vraiment bien parti à ce niveau-là, mais malheureusement, des fois, les trop longs passages informatifs me perdaient un peu et me faisaient revenir dans mon salon trop brutalement.

C’est une lecture en demi-teinte, car les passages vécus par l’auteur avec son ami m’ont vraiment beaucoup plu. Sa plume est pleine d’humour et il n’hésite pas à rappeler que certes la marche c’est chouette, et qu’on apprend pleins de choses sur nous-mêmes dans ce genre de moment, mais que dormir dans son lit et pouvoir prendre une douche chaude, c’est le pied ! Mais son côté histoire était parfois de trop.


Auteur : Bill Bryson
Éditeur : Payot
Collection : Voyageurs
Parutions : 2 mai 2013
Pages : 342
EAN-13 : 9782228909167



samedi 28 octobre 2017

L'enchanteur

Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l'Histoire.
Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Le voici revenu.


Mon avis

J’en entends de tous les sons de cloche sur Barjavel. Ceux qui adorent, ceux qui trouvent ça vieux jeu ou encore sexiste. Alors bon, j’ai mis tout ça de côté, et j’ai foncé dans « L’enchanteur » tête baissée, légendes arthuriennes, Merlin, etc.

Résultat, je suis assez déçue de ma lecture. Je n’y revenais pas avec entrain et envie. Ce n’était pas une corvée (j’aurais abandonné dans ce cas), mais disons que je voulais simplement connaître la fin. L’écriture est stagnante, les personnages bourrés de clichés et l’aventure avance mollement. Je remets toujours une œuvre dans son siècle quand je la lis. Barjavel a certes des circonstances atténuantes, mais il y a des choses qui ne sont quand même pas passées.

Notamment la romance entre Viviane et Merlin qui est très puérile. Au début, je mettais la facilité de leurs dialogues et pensées sur le compte de l’âge de Viviane. Mais même en grandissant, c’est un personnage qui reste niais. Et pour la Dame du Lac, ça ne va pas. De même pour la rivalité entre Guenièvre et Morgane. La haine de cette dernière contre la reine est le résultat d’un regard sans prétention, et voilà que le personnage de Morgane devient méchant, sans réelles raisons. Niveau sexisme, on est pas mal. Même si je re-souligne encore une fois, oui, Barjavel a le vocabulaire de son époque.
Les hommes ne sont finalement pas mieux lotis. Ils sont beaux, bien sûr, vu que ce sont des chevaliers, mais pas forcément très malins. Perceval et Lancelot arrivent en tête, avec une capacité de raisonnement proche de zéro.

Alors peut-être que la quête du Graal sauve toute cette ribambelle de personnages mollassons ? Même pas ! C’est lent et ça traîne.
Au final, le véritable intérêt que j’ai eu pour cette histoire se trouve dans les premières pages, avec les origines et la création de Merlin. Le reste est assez barbant.
Mes lectures de romans, interprétations, et autres histoires sur les légendes arthuriennes ne s’arrêteront pas là. Mais la version de Barjavel ne restera pas gravée dans ma mémoire.

Auteur : René Barjavel
Éditeur : Gallimard
Collection : Folio
Parution : 1987
Pages : 480
EAN-13 : 9782070378418

mercredi 25 octobre 2017

Terrienne

Tout commence sur une route de campagne... Après avoir reçu un message de sa soeur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et... passe de « l'autre côté ». Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d'humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables.


Mon avis

Beaucoup de bons avis autour de ce Mourlevat. C’est TheDreamCatcher qui m’a proposé une lecture commune sur ce titre que nous avions en commun dans nos PAL. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion pour l’en sortir.

Globalement, j’ai aimé ma lecture. La plume de Mourlevat est très agréable. Son univers est intéressant, ses personnages attachants, et il ose prendre des risques et surprendre son lecteur. Malheureusement, je trouve qu’il manquait quelques pages pour que l’univers soit suffisamment fouillé. L’idée de ce monde parallèle qui nous ressemble, mais qui fonctionne sur des bases différentes, était très intéressant. La saleté, la respiration, les pleurs, les maladies sont rayés de ce monde. Leurs émotions sont également bien plus faibles que les nôtres. Tout ça me semblait novateur, et si le livre avait été un peu plus long, on aurait certainement pu aborder ce monde sous différents angles.

Parmi les personnages, notre héroïne est Anne. Elle passe dans ce monde parallèle pour sauver sa sœur Gabrielle, qui s’est fait enlever il y a une année, après son mariage. Avant de trouver le passage, elle va faire la rencontre de monsieur Virgil, un écrivain qui n’aime pas son dernier roman. Sa vie est terne et l’aventure d’Anne le titille.
Anne est courageuse. Et peut-être trop. C’est un reproche que je fais souvent aux personnages qui prennent tous les risques. Le courage est un aspect de la personnalité que je trouve à double tranchant : trop, le personnage en devient irréaliste. Pas assez et l’aventure stagne. C’est difficile de trouver le juste milieu. Ici, Anne est à la limite je dirais. On la sent à fleur de peau avec cette histoire, peu à l’aise dans ce monde, mais elle n’hésite pas à se mettre en danger pour sauver sa sœur.
Sur place, on rencontre Bran, un jeune homme « hybride » qui se sent très à l’aise avec les habitudes terriennes. Il est un personnage très intéressant, car justement ni totalement l’un, ni totalement l’autre.

Il y a deux points qui m’ont particulièrement dérangé dans ce roman. Le premier : la romance. Elle arrive comme un cheveu sur la soupe. Elle se fait assez naturellement, et ce n’est pas mal du tout comme approche. Sauf qu’on est de nouveau dans un schéma « je te rencontre (presque) pour la première fois, et je t’aime ». Je n’ai pas cru au conte de fées pour cette fois. La deuxième : la fin. Elle est très précipitée, alors que j’avais cette sensation de non-commencement avec le reste du roman. C’est comme avoir une intro et une conclusion. Sans la partie du milieu. Les choses se règlent vite. Trop vite.

Pour conclure, je mets l’accent sur le fait que j’ai aimé l’univers, et sa construction, même si j’aurais voulu en avoir 200 pages de plus histoire de bien ancrer le truc. Mais la romance et la fin m’auront laissé de marbre.

Auteur : Jean-Claude Mourlevat
Éditeur : Gallimard
Collection : Pôle-fiction
Parution : 12 septembre 2013
Pages : 406
EAN-13 : 9782070654994

dimanche 22 octobre 2017

Minimalisme et collectionner les livres ?

Voilà une association que je me devais d’aborder avec vous. Depuis quelques mois, je me suis dirigée vers un mode de vie plus minimaliste, j’ai fait beaucoup de tri, jeté et donné beaucoup de choses qui ne m’étaient plus utiles. Mais il y a une chose que je continue d’acheter régulièrement, sans pouvoir me résoudre à baisser ma consommation : les livres.

Alors que je continue d’acheter des livres, je n’achète pourtant aucune nouvelle bibliothèque. Je vous en parlais dans cet article. Cet aspect n’a pas changé. Souvent, quand des livres entrent, des livres sortent. C’est un cycle. Mais justement, en voulant être plus minimaliste, ne devrais-je pas réduire mes achats ? Non. Cette réponse est pour l’instant celle qui me convient. Car mon rythme d’achat est régulier, et surtout, m’acheter des livres me fait plaisir. C’est mon moment bien-être quand une journée a été difficile. Et ces livres me procurent beaucoup de plaisir et de bonheur. Alors que je ne les ai même pas encore lus. Pour ce sujet, je vous renvoie vers cette vidéo, où je vous parle de pile à lire et de son effet sur différents types de lecteur. Et les livres que j’ai déjà lus et qui stagnent sur mes étagères, bien souvent j’aime les feuilleter. Les prêter. Les échanger. Les donner. Il en reste toujours beaucoup quand on jette un coup d’œil à mes bibliothèques. Mais les voir ne m’oppresse pas du tout, contrairement à d’autres objets. Au contraire, accumuler ces livres me procure un certain réconfort.

Devenir minimaliste ne veut pas dire vivre dans un appartement totalement épuré, avec une déco sommaire voire inexistante et peu d’objets. Ce n’est pas ma vision, mais une vision extrême. C’est peut-être le besoin de certains, mais pour moi, être minimaliste, c’est avant tout se rendre compte de ce dont on a besoin ou non. Et surtout ne pas avoir peur de garder les choses qui nous font du bien. Pour l’instant chez moi, on trouve encore trop de livres, de plaids et de tasses. Mais ce sont des objets ou accessoires qui me sont essentiels, en quantité plus ou moins importante. Pourtant, je n’ai qu’une seule moi à mettre sous un plaid. Et qu’une seule bouche pour boire mon thé.

Quand ce mode de vie nous fait envie, il ne faut pas être trop sévère avec soi-même. Oser garder ces objets qui vous réconfortent. Ça ne fait pas de vous quelqu’un de matérialiste. Au contraire, vous savez reconnaître ce qui vous rend heureux.


jeudi 19 octobre 2017

Apostasie

Anthelme croit en la magie des livres qu'il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s'offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d'arbres écarlates, qu'il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche.
Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s'est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge. Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l'invite dans son donjon pour lui conter l'ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?


Mon avis

Vincent Tassy m’avait offert son livre lors d’un salon du livre de Paris. Univers sombre et poétique, il avait su me le vendre. Et la période de l’automne me semblait être idéale pour cette lecture.

Difficile de vous résumer ce roman. On navigue à la fois entre un conte et un récit. Ce qui est sûr, c’est que l’auteur ose quelque chose de nouveau. On y retrouve bien une quête, et un héros pour la mener, mais ça s’arrête là. Sa plume accompagne parfaitement cette histoire très sombre, à la limite de l’horreur, qui baigne allègrement dans la philosophie. La construction du roman se fait par plusieurs mises en abyme, entre l’histoire d’Apostasie, celle d’Anthelme et celle des Vermines.

Difficile, encore, de vous dire quels ont été mes personnages favoris. Ils ont tous su me charmer. Leurs différentes aventures les rendent tous à la fois touchants et inquiétants. Anthelme est peut-être le « principal », celui qui réunit toutes les histoires. Il est nos yeux et nos oreilles, car c’est lui que le lecteur va principalement suivre. Tous les personnages apportent quelque chose. Mais finalement, je dirais que ce qui ressort beaucoup de ce roman, c’est son ambiance. La forêt rouge, les ronces et les châteaux délabrés, il y a une atmosphère gothique qui englobe ce roman, et qui en fait une histoire incroyable.
Souvent, je souligne la difficulté de faire quelque chose de nouveau dans le roman de fiction. Qu’importe le genre, ils possèdent tous leurs codes et peu d’auteurs dévient de ces codes. Vincent Tassy prend sa propre direction, tord les codes du conte et du fantastique pour écrire une histoire inédite.

Âmes sensibles s’abstenir. En effet, je vous disais plus haut qu’on est à la limite du roman d’horreur. Certaines scènes sont assez gores, et bien décrites. L’univers est propice pour intégrer ce genre de moments, mais vous voilà prévenus, le sang coule parfois à flots.
J’aimerais vous en dire encore plus sur ce roman. Mais comme il est assez peu commun, la construction d’un avis n’est pas évidente. Je terminerai par vous dire de tenter l’expérience, si les schémas habituels vous barbent, si vous cherchez un conte sombre et gothique, de belles métaphores et des réflexions sur la vie et la mort.
Passez votre chemin si la lenteur d’un texte peut vous freiner, ici je trouve que ce pas calme et lent accompagne parfaitement l’ambiance du récit, mais ça peut ne pas plaire à tout le monde.


Auteur : Vincent Tassy
Éditeur : Chat Noir
Collection : -
Parution : 5 avril 2016
Pages : 333
EAN-13 : 9782375680025

samedi 30 septembre 2017

Sorcière, tome 2 : Le cercle

Je ne suis pas celle que je pensais être. Je ne suis pas une fille comme les autres. Je suis la sorcière d'un des Sept Clans. Ma sœur et moi n'avons pas le même sang... Au sein de notre Cercle, je suis trop puissante, maintenant, trop différente pour me sentir à ma place. J'ai l'impression d'être seule au monde. Heureusement, j'ai Nicolas. Il me dit qu'il m'aime et j'ai besoin d'y croire...


Mon avis

Après le Marion Zimmer Bradley, je voulais une lecture rapide. Dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, j’ai choisi de continuer la série Sorcière de Cate Tiernan. Le premier tome m’avait fait bonne impression, avec un traitement des sorcières très différent de ce qu’on a l’habitude de lire. Ici, on ne parle pas vraiment de pouvoir magique, mais plus de sensations, avec l’art de la Wicca.

Le découpage est très court dans cette édition. Alors que la version française tenait en 5 volumes, la version québécoise s’étale sur 15 tomes ! Ce qui est carrément frustrant pour le porte-monnaie. Mais beaucoup plus agréable à l’œil, car les couvertures québécoises sont vraiment canon, contrairement aux françaises.

Ce tome 2 apporte pas mal de réponses sur les origines de Morgan. À la fin du premier tome, on apprenait qu’elle était une sorcière de sang, il faut donc que ses deux parents soient des sorciers. Avec cette recherche arrive également la première vraie relation de notre héroïne. Qui, bien sûr, n’est pas très jolie, et qui n’a jamais rien connu de sérieux. On y parle également beaucoup et surtout d’amitié, de celles qui se déchirent pour des broutilles et qui font partie de la vie.

Ce roman est son écriture restent très jeunesse. Ça se lit vite et bien. Le thème est sympa et bien traité. Mais clairement, pour la profondeur des personnages, on repassera.
La fin laisse Morgan dans une sale situation, mais bizarrement, j’ai peur de déjà connaître la suite et les intentions de certains personnages. J’espère que l’autrice me fera quelques surprises, histoire que je ne devine pas tout.


Autrice : Cate Tiernan
Éditeur : ADA
Collection : -
Parution : 2010
Pages : 342

EAN-13 : 9782896671380

lundi 25 septembre 2017

La chute d'Atlantis

Atlantis, le royaume de la mer, est régi par un système de castes, dans lequel chacun trouve sa place. La belle Domaris, fille aînée du grand prêtre Talkannon, a choisi de devenir une "initiée" : sous la férule du sage Rajasta, prêtre de la Lumière, elle devra donc apprendre les arcanes de la magie pour le bien de tous. La fougueuse Déoris, sa cadette, s'apprête à suivre la même voie. Mais l'arrivée du prince atlante Micon, mutilé par les tuniques noires-des prêtres qui pratiquent la sorcellerie, contrairement au code d'Atlantis-, va totalement bouleverser leur existence. Domaris va s'éprendre de Micon ; quant à Déoris, elle va se laisser séduire par l'adepte Rivéda, qui hésite entre la lumière et les ténèbres et que seul l'amour pourrait sauver.


Mon avis

Mon amour pour la duologie des Dames du lac de Marion Zimmer Bradley n’est plus à prouver, je vous bassine les oreilles avec depuis des années. Quand j’ai appris que par après, elle s’était amusée à écrire des préquels, je me suis dit qu’une relecture dans l’ordre pourrait être fun ! Je précise : il est important de lire dans l’ordre Les dames du lac et ensuite Les brumes d’Avalon. Les autres titres peuvent être lus dans le désordre, ou pas lus du tout, ça ne changera pas votre compréhension des Dames du lac.

La chute d’Atlantis serait donc le premier tome. J’ai peiné à le trouver, car il n’est plus édité. Après réception, je me suis jetée dessus, pour en ressortir assez déçue. Je ne m’attendais pas à quelque chose de révolutionnaire. Mais je souhaitais apprendre quelque chose en plus.
Ce roman est construit de façon très maladroite. Finalement, il pourrait se résumer en quelques pages du début à la fin. Bradley a simplement ajouté énormément de fioritures et de détails inintéressants. Ce que je retiens, ce sont les premiers cultes, les différences entre les prêtresses et l’histoire des deux sœurs Domaris et Deoris.

Domaris est la grande sœur, prêtresse de Lumière par excellence. Son chemin est tout tracé et elle vit paisiblement sa vie. Jusqu’au jour où l’Atlante Micon se fait prendre en charge par son père. Alors qu’elle est promise à un autre homme, Domaris tombe bien sûr amoureuse du prince étranger. Pas de grande surprise. Beaucoup de jalousies et de règlements de compte.
Deoris est plus jeune et elle prendra le chemin inverse de sa sœur. Pourtant, dans leurs différences, les deux sœurs vont vivre des expériences similaires. Et très peu innovantes.
J’ai trouvé les personnages terriblement clichés. En levant plusieurs fois les yeux au ciel, je me disais que l’autrice les avait décrits ainsi pour qu’ils collent à leur époque. C’est l’excuse que j’ai trouvée. Mais aucun n’est très malin. Le rythme est très lent au début, pour être trop rapide à la fin. Il y a un manque de régularité flagrant. Je ne reprenais pas ma lecture avec plaisir, et je voulais avancer simplement pour connaître la fin. Faire le lien avec la suite.
En lisant le résumé de la suite, Les ancêtres d’Avalon, j’ai retrouvé les noms des personnages de la fin de La chute d’Atlantis et j’espère que le suivant sera plus innovant.

C’est un tome 0, une sorte d’introduction aux cultes d’Avalon, qui peut être très intéressant pour justement faire le lien avec ce que deviendront les croyances de Viviane et Merlin. C’est finalement ce que je vais retenir de cette lecture.


Autrice : Marion Zimmer Bradley
Editeur : Pocket
Collection : Science-Fiction
Parution : 2 avril 1998
Pages : 491
EAN-13 : 9782266083492



vendredi 22 septembre 2017

Harry Potter en saturation

Une nouvelle collection chez Primark, Funko Pop, Gallimard et Huginn & Muninn, Harry Potter est partout pour cette rentrée 2017. Le premier tome sortait il y a 20 ans. Aujourd’hui, nous avons droit à tout et n’importe quoi version Harry Potter, de quoi faire chauffer les porte-monnaie de nombreux fans.

Je suis facilement et souvent tombée dans le panneau. Une tasse. Une Pop. Un livre. Une baguette. Une écharpe... Bref, la liste est longue. Des goodies Harry Potter, j’en ai. Beaucoup. Trop ? Je pense m’être arrêtée au bon moment. Je le redis rapidement, on n’a pas besoin de prouver matériellement à quel point on aime un livre ou un univers. Je me souviens de ce commentaire qu’Emilie avait reçu, lui reprochant de ne pas être une « vraie Potterhead », car elle n’avait pas de baguette.

Jamais je ne taperai sur les fans ! Finalement, ils trouvent tout ça à leur goût et achètent pour leur plaisir. Ce que je comprends parfaitement. Je juge plus facilement les magasins et les éditions qui « profitent » des fans. Refaire un énième livre sur des croquis et l’art des films. Décliner en plusieurs autres livres, le contenu d’un seul gros. Refaire des tasses et des pyjamas. Refaire des figurines de personnages possédant déjà la leur. Tout ce que je vois, c’est : argent, argent, argent !



Harry Potter est une merveilleuse saga. Je l’aime tellement qu’elle est encrée sur mon poignet. Mais où est la nécessité d’avoir un exemplaire similaire de ce que je possède déjà ? Bien sûr, mon regard plus minimaliste et mon mode de vie viennent me faire m’interroger sur tout ça. C’est quelque chose que je n’aurais peut-être même pas soulevé il y a deux ans.

Cette rentrée Harry Potter, je vais craquer pour la version illustrée du troisième tome. Peut-être une Pop. Et sans honte. Sans gêne. Pourquoi ? Car je sais, avant même de les acheter, à qui ce sera utile plus tard. Mais finalement, toutes ces éditions différentes d’un seul et même livre, est-ce vraiment nécessaire ? Avons-nous besoin de ce livre à un prix exorbitant qui nous montre l’envers du décor, alors qu’on en a déjà un. Sûrement que certaines choses ne sont pas pareilles d’un livre à l’autre (ils ne sont pas fous, refaire exactement la même chose serait trop flagrant). Est-il nécessaire également d’avoir une nouvelle tasse ? Un nouveau pyjama et un nouveau t-shirt de notre maison ? Pour les montrer ? Prouver par une photo « ça y est ! Je les ai ! » ? Je ne vous blâme pas, vous qui allez craquer, et j’espère que ces articles vous feront plaisir. Je me demande simplement jusqu’où il faut aller avec la fan attitude.


mercredi 20 septembre 2017

Block 46

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d'une femme.
Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.
Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie...
En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu'aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.


Mon avis

Merci à la diffusion suisse de Bragelonne pour cet envoi (ainsi que sa suite). Je l’ai lu en lecture commune avec Moment lecture.

La quatrième de couverture prévient : âmes sensibles s’abstenir. En effet, selon les scènes, mieux vaut avoir l’estomac un minimum accroché. Le tueur n’y va pas avec le dos de la cuillère… enfin, ça dépend pour quoi. L’histoire avance assez vite, une fois passé le cap des 70-80 premières pages. Le roman commence lors de la découverte d’un corps en Suède début 2014. Et souvent, les chapitres reviennent sur des faits qui se sont produits en 1944 dans le camp de Buchenwald. Difficile de faire les liens au départ, et c’est voulu.
L’intrigue est bien menée et l’autrice sait nous aveugler. Jusqu’aux dernières pages, j’ai cru à quelque chose, et je trouvais cela beaucoup trop simple. Je voyais la déception venir. Finalement, et heureusement, l’autrice nous réserve un beau retournement de situation, et c’est sympa.

J’ai eu plus de peine avec les personnages. Alexis, le personnage qu’on rencontre en premier, écrit sur les tueurs. Elle est une amie très proche de la victime en Suède, et va mener l’enquête comme elle peut pour comprendre ce qui est arrivé à son amie. C’est une personne très tendre, qui a été blessée par le passé et cette plaie peine à se refermer. Mais Emily est le personnage le plus marquant. Profileuse de renom, elle agit vite et bien. C’est une personne pragmatique, qui pense plus vite que les autres. J’ai beaucoup aimé ce personnage franc, et parfois froid. Elle arrive à sceller certaines de ses émotions durant les intrigues pour ne pas se faire attendrir. La fin nous la fait entrevoir différemment, avec une sensibilité qui nous avait été cachée durant tout le roman. Le tueur est fort, mais un peu con. L’identité du tueur est bluffante, mais ses actes sont trop irréfléchis, on comprend rapidement qu’il va se faire avoir par ce manque d’attention. Finalement, son pygmalion est plus intéressant.

On découvre aussi la Suède et ses coutumes. On voit peut-être trop peu les villes. Difficile de visualiser des endroits qui ne sont pas un minimum décrits. J’aurais aimé en voir plus.
Sinon, l’atmosphère glaçante et l’ambiance glauque des camps sont très bien retranscrites. L’autrice joue beaucoup sur les odeurs du camp de concentration, tous les sens sont sollicités et essaient de nous transmettre toute l’horreur.


Autrice : Johana Gustawsson
Éditeur : Bragelonne
Collection : Thriller
Parution : 21 octobre 2015
Pages : 328
EAN-13 : 9782352949091


lundi 18 septembre 2017

Charley Davidson, tome 7 : Sept tombes et pas de corps

Faucheuse brillante et détective privée, Charley Davidson doit affronter de nombreux problèmes. Alors qu'elle est traquée par une meute de chiens diaboliques, son père disparaît au cours d'une enquête mystérieuse, le souvenir de son ancienne meilleure amie la poursuit constamment et une célébrité locale tombe sous le charme de son fiancé.


Mon avis

Peut contenir des spoils sur les tomes précédents de la saga. Pour voir mes précédents avis, rendez-vous au sommaire.

La fin du tome 6 nous laissait sur une révélation de dingue ! La suite était donc indispensable, pas trop tardivement (moi + les sagas = je prends du retard tout le temps !). Du coup, sachant que ma petite Moody avait une panne de lecture, j’ai décidé de la consoler avec Reyes Farrow en lui proposant une lecture commune. Sachez-le, Reyes est un excellent remède, à à peu près tout et n’importe quoi.

Merci Darynda Jones d’ENFIN se concentrer sur l’intrigue principale, à savoir le rôle de Charley et Reyes dans leur combat contre Satan. Les précédents tomes prenaient leur temps pour nous apporter des réponses, et les enquêtes de Charley prenaient beaucoup de place. Laissant le lecteur pas mal dans le flou concernant le gros morceau de l’intrigue.
Comme à son habitude, le style est entraînant et plein d’humour. Je ris souvent toute seule en lisant ces romans, et ça fait du bien. Le seul reproche que je pourrais leur faire, c’est que souvent, les actions vont vite et ne décrivent pas en détail les scènes, du coup il est difficile de visualiser correctement ce qu’il se passe, surtout lors de moments pleins de rebondissements.

Charley est enceinte, et le petit Pépin de pomme en elle est certainement la clé du gros problème (Satan). Son but est de le protéger avant tout, mais vous connaissez Charley, impossible pour elle de tenir en place et dès que les ennuis approchent, elle fonce tête la première. La Faucheuse se découvre également de nouveaux pouvoirs, qu’elle apprend à maîtriser comme elle peut. De simple passage pour morts, elle devient un être vraiment très puissant, elle-même ne contrôle encore que très peu tout ça, mais les résultats quand elle essaie de se surpasser sont bluffants ! Si Reyes vous manquait, vous serez heureux d’apprendre qu’il est très présent, et surtout très protecteur. Si vous vous demandiez comment on peut guérir de plaies avec un rouleau de scotch, la réponse est dans le bouquin.

À part quelques soucis de visualisation, ce septième tome est vraiment bon ! Les réponses arrivent enfin, les choses se mettent concrètement en place, et ça fait du bien.
La suite est déjà dans la biblio, et je vais tâcher de l’en sortir rapidement.


Autrice : Darynda Jones
Editeur : Milady
Collection : Bit-Lit poche
Parution : 28 août 2015
Pages : 432
EAN-13 : 9782811215217


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