samedi 4 novembre 2017

Un palais d'épines et de roses

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et pourquoi lui et sa cour se cachent-ils derrière des masques ? Quel est le mal qui ronge son royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
À l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ? Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.


Mon avis

Livre enfin lu pour le club des Moldus de lecture ! D’emblée, je n’étais pas emballée par ce roman. Jess me l’avait offert en VO il y a un moment pour l’un de mes anniversaires, et j’aurais peut-être dû le lire à ce moment-là. Là, je n’avais plus vraiment le choix, la majorité l’ayant emporté.

Quand on commence un livre sans rien en attendre, on peut difficilement en être encore plus déçue. Je m’attendais à ne pas aimer. Je ne vais pas dire que j’ai été conquise, mais ça a été moins pire que ce que je pensais. Je l’ai lu en alternant la VO et la VF, et une fois passé le chapitre 10, on entre vivement dans l’histoire et elle avance bien. Quelques creux par-ci par-là, mais il y a de l’action. Je ne vois pas l’intérêt d’une suite par contre, la fin de ce tome se suffisant à elle-même.
Je l’ai commencé en grinçant des dents, car l’autrice s’attaque à une réécriture de mon conte et de mon histoire d’amour préférée : la Belle et la Bête. Alors oui, avec une histoire qui de base fait partie de mes favorites, je suis sévère.

Feyre chasse pour nourrir sa famille. Son père a fait faillite et la famille est sur la paille. Alors qu’elle s’apprête à tuer une biche, elle tue également un gigantesque loup. Un Fae. Pour ce crime, Feyre est emmenée à la cour du Printemps, où vit Tamlin, un grand seigneur masqué. Feyre est bien sûr la Belle et Tamlin la Bête. Et les masques de toute la cour du Printemps représentent la malédiction à briser.

Les personnages m’ont plu, dans leur globalité. J’ai beaucoup aimé leurs histoires, Sarah Maas les fouille bien et leur apporte beaucoup de nuances. Lucien remporte la palme de mes favoris. Il incarne à merveille un mélange entre Lumière et Big Ben. À la fois sage, légèrement taquin, mais aussi sévère, il apporte la balance parfaite entre Feyre et Tamlin. En plus, il vient de la cour de l’Automne, il ne m’en fallait pas plus. Ah si, son masque fait penser à un renard. Tu l’as ? C’est bien. Tamlin est charmant, mais un peu cliché. Beau comme un dieu, on ne va pas dire que le fait qu’il ait un demi-masque sur le visage empêche de bien le voir. Il n’est pas transformé en bête non plus, ce qui s’avère bien pratique pour l’aspect « il faut se faire aimer en retour ». Il a le sens du sacrifice, mais est parfois un peu moue du genou. Toutefois, j’avoue que je l’ai pas mal apprécié. Feyre n’est pas le stéréotype des personnages féminins habituels, mais elle n’est pas non plus super novatrice. Son but premier est de s’échapper pour retrouver les siens et partir loin des Faes. Mais on n’est pas dans une réécriture de la Belle et la Bête pour rien, petit à petit, elle oublie son objectif et apprécie Tamlin et les autres. Elle est combattante et acharnée, tout en gardant une certaine fragilité liée à sa famille. Finalement, je pense que j’ai préféré Nesta à Feyre. On la voit peu, et pourtant elle cache bien son jeu, bien mieux que sa sœur. Elle est pour moi plus intéressante.
Je ne dirai pas grand-chose sur la méchante, qu’on rencontre tardivement. En peu de pages l’autrice nous la présente avec de bonnes bases, mais elle reste terriblement clichée. Méchante pour être méchante, et particulièrement maligne. Je ne dirais rien sur Rhysand, car à trop en parler, je spoilerais.

A côté de ça l'univers est très bon. Sarah J. Maas utilise ce qu'elle connait déjà de son autre série Keleana. Ses mondes sont efficaces et intrigants. Avec un monde de Fae on peut aller loin, et proposer beaucoup de choses nouvelles. Explorer les mondes seraient peut-être, éventuellement une des raisons qui me ferait lire la suite. Mais même pour ça je ne pense pas me plonger dans les prochaines aventures de Feyre et les autres. 

Dans son ensemble, je dirais que ce roman est passable. Ça se lit vite et bien. Mais ce n’est pas la réécriture du siècle. Plusieurs passages m’ont fait lever les yeux au ciel. Dont un particulièrement, qui pour moi est une banalisation du harcèlement et du viol. Si c’est en effet un passage clé du Belle et la Bête de Disney, je ne l’aurais par contre pas réécrit comme ça.

La suite se passera de moi, car la fin de celui-ci me suffit.


Autrice : Sarah J. Maas
Editeur : La Martinière Jeunesse
Collection : Fiction J.
Parution : 9 février 2017
Pages : 524
EAN-13 : 9782732472300


3 commentaires:

  1. J'ai été sous le charme étrange de cette saga immédiatement... Elle réveille en moi une jeune demoiselle rêveuse qui pour une fois à mis ses convictions un peu de côté (car oui, franchement, d'un point de vue représentation des rapports genrés y'a de quoi dire ^^).

    Pour le coup, je l'ai vécu comme une lecture bonbon, pleine d'insouciance et d'enchantements. J'ai dévoré la saga, sans regret, avec des paillettes clichées dans les yeux. Le second tome ouvre en effet l'intrigue vers un tout autre univers, d'autres personnages totalement fous font leur apparition.

    Cette saga, c'est ma faiblesse de fangirl insouciante. Un régal sans regret ;).

    Merci pour ta chronique, très intéressante !

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  2. Je passe mon chemin pour cette fois-ci, et question réécriture de contes de "La Belle et la Bête", je lirai plutôt le roman de Robin McKinley : Belle. L'as-tu lu ?

    Passe une bonne soirée Margaud, bisous ♥

    Sue-Ricette

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